Lecture et méditation collective à la bibliothèque Godin

printempspoetes2011006.jpgLe samedi 12 mars dernier, à partir de 15  heures, j’avais le plaisir d’être accueilli à la bibliothèque Godin par Patrice Bourrec. J’ai pu interpréter en solo quelques extraits de mon recueil « Loin de Kathmandou ». 25 à 30 personnes ont répondu au rendez-vous. Non seulement, elles ont écouté mais elles ont été particulièrement actives en méditant dans le silence. Vous pouvez visualiser l’un des moments de cette rencontre sur le lien créé par Claude Harmelle et l’Ane vert figurant sur le menu du blog (Fenêtre à droite).

Printemps des poètes 2011

guisepressebis.jpgNouveauté

Mon ouvrage « Loin de Katmandou » est toujours en vente à la maison de la presse de Guise, rue Camille Desmoulins, à la librairie Redic , rue Raspail à Saint-Quentin et à la librairie Le Dormeur du Val à Chauny.

A la rencontre de méditantes

aliz4.jpgLe lundi 22 novembre 2010, l’association saint Quentinoise Alizé présidée par Mme Patricia Gobert m’invitait pour une rencontre conviviale. Après un repas pris au restaurant l’Univers, nous nous sommes retrouvés au Centre Social Europe. Ces dames particulièrement distinguées et cultivées m’ont posé une foule de questions pertinentes et pointues. Le tout s’est terminé par une séance de méditation collective en parfaite harmonie.

Séances dédicaces

dormeurval2.jpgddicacekatmandouredic.jpg

 Le samedi 18 septembre 2010, j’ai  dédicacé mon recueil « Loin de Katmandou »  édité par Saint-quent’Imprim à la librairie Redic, située rue Raspail à Saint-Quentin. Comme vous pouvez le constater sur la photo, tout s’est fort bien passé.  Je remercie les lecteurs qui ont répondu au rendez-vous ainsi que les sympathiques gérants de la librairie.

Le samedi 2 octobre en matinée,  j’étais à la maison de la presse de Guise située rue Camille Desmoulins et  dirigée par M. et Mme Denis Montalant. Les conditions de dédicace et d’accueil étaient idéales.  J’ai pu rencontrer des lecteurs à la fois de ma connaissance mais aussi inconnus. Les échanges ont été fructueux et je n’ai pas vu le temps passer. Je remercie M. et Mme Montalant qui m’ont choyé et renouvelé leur confiance.

Le samedi 9 octobre de 14 h 30 à 18 h 30, j’avais la chance d’être accueilli à Chauny par la librairie « Le Dormeur du Val »  que dirige M. Roger Marelli et sa fille pour une nouvelle séance dédicace. D’autres rencontres ont eu lieu avec un réel intérêt pour la méditation. Une nouvelle fois, j’ai bénéficié d’un accueil chaleureux et je remercie les gérants et le personnel de la librairie pour leur sympathie naturelle

Enfin, le vendredi 22 octobre à la bibliothèque de Wassigny à l’issue du café philo cantonal proposé par la municipalité et l’Entente du Gué de l’Oise,  je devais assurer une nouvelle séance dédicace pour les lecteurs du canton. Je suis malheureusement obligé de la reporter.

A bientôt donc.Manuel Caré

Parution Loin de Katmandou

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Depuis le mois de Septembre est paru mon recueil : »Loin de Katmandou ». L’on peut se le procurer à la librairie Redic, rue Raspail à Saint-Quentin, à la maison de la presse de Guise, rue Camille Desmoulins et à la librairie Le Dormeur du Val, rue de la Chaussée à Chauny.

Une lecture publique est prévue à la bibliothèque Godin de Guise en mars 2011 pour le Printemps des poètes.

Laurent Deshayes en a signé la préface. En parfait connaisseur du bouddhisme, ce spécialiste d’histoire religieuse a transmis son rayonnement en toute humilité et sympathie.

Lise Rauscher a créé l’illustration. D’ailleurs les petits moines de la couverture connaissent un certain succès. Ils échappent même à leur créatrice. En parfaits bouddhistes, ils acceptent gentiment de poser pour de nouveaux portraits. Il suffit de contacter Lise Rauscher au 03 23 61 16 17. Déjà Christine, la gérante de la boulangerie du Pont de Fer à Guise est intéressée.

Vous pouvez enfin commander le livre chez l’auteur : Manuel Caré, 333 rue André Godin, apt 384, 02120 Guise.

Prix : 5 euros plus 3 euros de frais de port.

 

 

Face au double

photo046.jpgLa grande place de Bakthapur invite à marcher en pleine conscience. Là l’esprit connaît une étape dans son long chemin vers la paix. Chaque temple semble sauvé d’un silence de la terre. Des secrets de divinités frôlent la lumière.  A Patan, la cité des Dieux,  l’on s’agite, l’on se bouscule. Dans les ruelles étroites, l’on se surprend à suivre une ombre qui se détache. Faut-il déchirer la foule pour la rattraper ? Elle ondule tel un serpent qui veut échapper à son prédateur. Elle trouve refuge dans l’un des temples. Un Dieu la protègera bien. Malgré le tabou universel, il faut oser monter les marches. Etreindre cette ombre est sacrilège. Pour renaître, il faut entendre chanter le râle de sa mort. Mais quelqu’un surgit de l’obscurité des colonnades. Il s’agit peut-être d’un gardien hostile. Il ne crie pas mais s’élance. Le corps à corps semble inévitable. Il s’arrête juste à temps pour faire face à l’envahisseur. Voilà que le double et son modèle ne se quittent plus des yeux.

Manuel Caré 

Soleil levant

photo013.jpgEtait-ce un rêve ou le songe d’un esprit méditant ? S’éveille la vallée. Le soleil se fixe au dessus de la chaîne des Himalayas. Son œil rouge vif nous fixe malgré la brume. Du haut du stupa, nous sommes à la merci de son regard.  Nous frémissons car ce matin d’Asie n’est pas comme les autres. Tandis qu’elles prennent de l’eau, les femmes conversent. Elles nous regardent en souriant. Sommes nous les bienvenus dans ce village ? Ou sommes-nous drôles, tout simplement ?  Dans une rue étroite, la statue d’un lion émerge du sol. Contracté par l’effort, l’animal semble supplier le ciel. Il est bientôt midi. Le soleil est toujours rouge.  Sur la grand-place, domine un palais dédié à Kila. Des divinités en bois le décorent. Etrange monde d’araignées humaines aux bras multiples sur la toile éternelle. Etrange aussi ces animaux… Moins laids que des gargouilles, ils paraissent grossiers, lubriques. Apocalypse envoûtante et aussi charnelle. Mais Kila observe une touriste italienne. Celle-ci s’en aperçoit et se fige. « Cette déesse me suit » me dit-elle. Bien sûr je ne m’aperçois de rien. Mon regard se perd dans ce foisonnement de légendes aux corps contorsionnés, aux désirs inavouables.

Manuel Caré 

Rire à Kathmandou

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Enfin l’avion décolle. L’attente dans l’aéroport de Delhi a été éprouvante. « S’il n’y avait eu cette panne informatique… » s’exclament les passagers encore irrités. Le personnel, lui, est resté aimable, souriant et … détendu. Mais voilà que l’hôtesse nous distribue une fiche à remplir. Nous arrivons déjà à Katmandou. Surtout ne pas se tromper en recopiant les numéros de visa. Les Népalais sont très stricts.  A la sécurité, un homme lève les bras. Un militaire le fouille. Oui mais voilà, l’homme avait mal serré son pantalon. Le voilà en caleçon. Soldats et passagers mordent à pleine dent un bel éclat de rire. C’est mon tour. Je pose sur le guichet mon passeport et ma fiche. L’homme regarde d’abord ma photo. Puis il m’observe plus longuement. J’ai l’impression d’être fouillé de l’intérieur. 

Où est mon car ? Ah, je l’aperçois à l’extrémité du parking. Le poids des bagages m’empêche de courir. Ma valise à roulettes butte et tombe sur la bordure du trottoir. La sangle se déchire et me reste dans la main. Aussitôt jaillissent des rires de femmes. Trois Népalaises s’amusaient à observer les touristes. Leurs rires s’envolent vers le ciel gris et chaud de Katmandou. Au Népal, c’est en riant que l’on abolit les frontières.

Manuel Caré 

Vache sacrée

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Il est midi sur un boulevard de Delhi. Les voitures qui la serrent de près ne la gênent pas. D’un pas assuré, elle suit sa route. 

Le feu est rouge. Il dure, il dure… Les moteurs sont en rage. De partout, traversent des piétons imprudents. Placide, elle continue son chemin. Un car de touristes l’aperçoit. La voilà photographiée, filmée, soi-disant immortalisée. Ils ne savent pas ces ignares que seule une déesse peut traverser le temps. A quoi bon leur jeter un regard ? 

Il est temps de quitter ce tumulte. Trouver un endroit tranquille pour se recueillir. Il y aura bien quelqu’un pour l’idolâtrer, l’admirer, la prier. En plein midi à Delhi, une vache sacrée a des envies de reine.

Manuel Caré 

                                                                                 

Un matin à Delhi

photo004.jpgphoto003.jpg Un matin à Delhi. La chaleur est à couper le souffle. Ici l’on étouffe mais l’on survit.

Une rue de Delhi. L’on s’interpelle à coup de klaxon. Soleil et poussière se mêlent. D’étranges et vieilles voitures se pourchassent.

Sous l’ombre d’un feuillage se retrouvent trois hommes. Les passants ne les remarquent pas . La houle humaine suit son cours et ses vertiges.

Qu’attendent-ils ? Pas un seul ne parle. Le vacarme semble à peine les frôler. Un étrange silence, une force sereine les protègent.

                                                                                               

                                Enfant Delhi      Il creuse la terre. Il n’a pas d’outils. Seulement ses petites mains sales et grises. Cherche t’il un trésor ? Une source ? Accroupi, l’enfant creuse, creuse… Ce matin de Delhi est chaud, bruyant. Seul l’enfant cherche son rêve. Pas une fois, il ne lève la tête. Il n’aperçoit même pas ceux qui se rendent à l’école. Il n’est juste qu’un petit indien au cœur d’un matin à Delhi.

Manuel Caré                  

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